La vigne, un placement plaisir et défiscalisé

Placer son argent et assouvir sa passion pour les bons vins. C’est ce que propose l’investissement dans la vigne. Placement plaisir par excellence, les groupements fonciers viticoles (GFV) ont le vent en poupe dans la catégorie “diversification de son patrimoine”. Le principe est simple : les investisseurs achètent des parts de GFV d’un domaine, et reçoivent en retour une rémunération en nature, le “dividende en bouteilles”. “Le rendement d’un groupement foncier viticole est généralement compris entre 2 % et 3,5 % par an”, affirme Dominique Marchand du cabinet lyonnais de gestion de patrimoine CMC. Ce dernier constate un nombre croissant de créations de GFV. Notamment parce que les producteurs viticoles ont de plus en plus de besoins pour financer leurs investissements en machines ou les extensions de domaine. “Cela permet ainsi aux vignerons de ne plus supporter le capital de la vigne, mais uniquement de se concentrer sur la production“, poursuit Dominique Marchand.

CHOIX DU DOMAINE Pour les investisseurs, le placement dans la vigne n’est pas dénué d’intérêt. Outre le côté plaisir d’être propriétaire, via ses parts, d’une partie d’un domaine, le GFV présente des avantages fiscaux : il est possible de déduire de l’ISF 75 % des apports jusqu’à 101 897 euros et 50 % au-delà. Si le prix d’une part varie en fonction des GFV, l’unité s’acquiert généralement entre 10 000 et 20 000 euros. La principale difficulté de ce placement de niche réside dans le choix du domaine qui détermine la prise de valeur des bouteilles acquises avec les années. Inutile de dire que les grands crus de Champagne ou du Bordelais sont pris d’assaut par les investisseurs. “Pour les grands crus bourgeois du Bordelais par exemple, la demande est supérieure à l’offre. Mais de plus en plus de groupements fonciers viticoles se développent dans le Sud-Est : Bandol, Pays d’Aix, Pic Saint-Loup…”, rapporte Dominique Marchand.

 

Tribune de Lyon, 16 Septembre 2013, Vincent Lonchampt